La psychogénéalogie, sans promesse

La psychogénéalogie s'intéresse à ce qui se transmet dans une famille, d'une génération à l'autre. Elle peut aider à voir son histoire autrement. Elle a aussi des limites, et il vaut mieux les connaître avant de commencer.

Une définition simple

La psychogénéalogie est une approche qui étudie l'histoire d'une famille sur plusieurs générations pour repérer ce qui semble se répéter : des événements, des places, des façons de vivre.

Concrètement, on rassemble les noms, les dates, les métiers et les événements marquants, puis on les dessine sous forme d'arbre. On regarde ensuite ce qui revient, et ce que cela peut évoquer pour soi aujourd'hui.

D'où elle vient

La psychogénéalogie s'est construite à partir de plusieurs sources. En voici trois, parmi les plus souvent citées.

En France

Anne Ancelin Schützenberger

Elle est la figure la plus associée à la psychogénéalogie en France.

Une notion clé

Les loyautés invisibles

Cette idée vient d'Ivan Boszormenyi-Nagy. Elle désigne les fidélités qui nous lient à notre famille, parfois sans que nous en ayons conscience.

Un outil

Le génogramme

Issu de la thérapie familiale, c'est un arbre qui note les liens et les événements. Le génosociogramme en est une version enrichie.

Ce qu'elle peut t'apporter

Bien utilisée, elle ne donne pas de réponses toutes faites. Elle t'aide surtout à poser de meilleures questions.

  • Mettre des mots

    Nommer ce qui revient dans ta vie, au lieu de le subir sans pouvoir le dire.

  • Relier des histoires

    Voir comment ton histoire s'inscrit dans celle des générations d'avant, et ce qui t'appartient vraiment.

  • Voir ta famille autrement

    Comprendre le contexte dans lequel tes proches ont vécu, avec plus de recul et parfois plus de douceur.

Ses limites, dites honnêtement

Si tu cherches un avis sur la psychogénéalogie, voici ce qu'il faut savoir avant de t'y lancer.

Ce n'est pas une science

La psychogénéalogie n'est pas reconnue comme une discipline scientifique. Ses interprétations ne sont pas démontrées.

Une répétition dans un arbre peut avoir mille explications : le contexte d'une époque, un milieu social, ou tout simplement le hasard. Y voir un message transmis reste une hypothèse.

C'est pour cela qu'on peut l'utiliser comme une grille de lecture, jamais comme une vérité.

Les dérives à connaître

  • Les promesses de guérison. Certains praticiens promettent de « guérir » en travaillant sur l'arbre. Aucune approche de ce type ne peut le garantir.
  • Les liens imposés. Relier une maladie à un ancêtre, ou décréter qu'une épreuve « vient » de quelqu'un, est une dérive. Personne ne peut l'affirmer à ta place.
  • La dépendance. Un accompagnement qui ne finit jamais, ou qui t'éloigne de tes proches, doit t'alerter.

L'aborder sainement

Quatre repères simples pour garder la main sur ta propre histoire.

  1. Garde ton esprit critiqueUne piste n'est pas une preuve. Prends ce qui te parle, laisse le reste.
  2. Méfie-toi des promessesPlus une promesse est grande, plus il faut s'en méfier.
  3. Reste maître de tes interprétationsC'est ton histoire. Personne ne sait mieux que toi ce qu'elle signifie.
  4. Fais-toi aider quand il le fautLes outils en ligne ne remplacent pas un professionnel de santé quand tu en as besoin.

Ce que nous proposons. Genesolia propose des outils gratuits pour observer ton histoire familiale et te poser des questions. Ce n'est pas une thérapie, et nous ne promettons aucun résultat.

Ce que beaucoup se demandent

La psychogénéalogie est-elle dangereuse ?

Regarder son histoire familiale n'a rien de dangereux en soi. Le risque vient des dérives : un praticien qui promet la guérison, qui impose ses interprétations ou qui crée une dépendance. Garde ton esprit critique, et éloigne-toi de toute personne qui te promet un résultat ou te demande de couper les ponts avec tes proches.

La psychogénéalogie est-elle scientifique ?

Non. Elle n'est pas reconnue comme une discipline scientifique, et ses interprétations ne sont pas démontrées. On peut s'en servir comme d'une grille de lecture pour réfléchir à son histoire, à condition de ne pas la prendre pour une vérité.

Peut-on faire sa psychogénéalogie seul·e ?

Oui, en partie. Rassembler les dates, dessiner son arbre, noter ce qui se répète et se poser des questions, tout cela se fait très bien seul·e. Si ce travail remue des choses difficiles, n'hésite pas à te faire aider par un professionnel de santé.